María de las Mercedes Santa Cruz y Montalvo Merlin, Histoire de la Soeur Inès (1832)
“ Je n'aimais pas seule. Mon instinct me l'avait fait deviner, et cette conviction éveillait en moi un sentiment délicieux, dont la force lutta pour quelques instans contre la douleur. J'étais encore livrée à cette vive émotion, lorsque j'entendis une plainte étouffée ; je m'élançai vers ma mère, et la trouvai presque sans connaissance. La faiblesse de sa santé, n'avait pu résister à l'idée de notre prochaine séparation. Je lui prodiguai les soins les plus tendres, on la transporta dans son lit, et pendant la nuit, mon inquiétude pour elle absorba tout autre sentiment. ”
