Ernest Michel, À travers l'hémisphère sud, ou Mon second voyage autour du monde…
“ Les rancherias sont de plus en plus misérables. Ce sont de pauvres maisons ou cabanes composées de terre, de paille, de pierres posées à sec, de vieilles traverses de chemin de fer, ou même d'un lambeau de toile. Les membres d'une famille y vivent pêle-mêle. Partout des troupes de baudets charrient le foin, la paille, le bois qui alimente le feu de la locomotive. Je vois même de pauvres Indiens faire concurrence aux baudets: ils s'en vont dans la forêt, et rapportent sur leurs épaules un long fardeau de bois, du poids de 18 arobas, presque 100 kilog., pour lequel on leur donne 2 ou 3 réaux. ”
