Dominique-Marie-Joseph Henry

Résumé

Dominique-Marie-Joseph Henry Sur la vie et les oeuvres de P. Puget… (1853)

La preuve du contraire est facile à établir : Puget n'aurait été peintre que pendant treize ans, en admettant, ce qui n'est pas, qu'il eût consacré uniquement au maniement du pinceau tout le temps écoulé depuis son premier départ de Marseille pour l'Italie jusqu'à la maladie qui le força d'y renoncer; il a été sculpteur pendant les trente-neuf autres années de sa vie. Ce que le critique auquel je réponds aurait exigé de Puget constituerait le beau idéal de l'artiste, mais le beau idéal c'est l'abstraction.
Source : Gallica

Dominique-Marie-Joseph Henry Sur la vie et les oeuvres de P. Puget… (1853)

Puget avec son caractère rond et franc exprimait tout haut ce que s'avouent tout bas les hommes à grands moyens, sûrs de leurs forces et connaissant leur aptitude ; cet aveu, il le fait naïvement, sans y mettre ni vanité ni fausse modestie; c'est une vérité contenue dans son âme, qui s'en échappe en confirmant la puissance d'un talent sûr de réussir dans les conceptions immenses qu'enfante son cerveau.
Source : Gallica

Dominique-Marie-Joseph Henry Sur la vie et les oeuvres de P. Puget… (1853)

Rien n'autorise à supposer que les compositions du grand artiste fussent soumises à la censure du premier peintre, et il n'est pas probable que Puget, si éminent dans son art, si applaudi en Italie, eût accepté ce qu'il aurait considéré comme une humiliation; Gênes était trop près de Toulon pour cela. Les attributions de Lebrun s'étendaient à tout ce qui en peinture, en sculpture, en ornements de toute espèce devait concourir à la splendeur des maisons royales, afin que tout fut ramené à une pensée unique, mais la décoration des vaisseaux était étrangère à cette centralisation.
Source : Gallica

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