Caryatide

Définition et enjeux

Portrait de Charles Blanc Charles Blanc,  Grammaire des arts du dessin (1908)

“ Il est possible même que ce nom de corai soit la véritable étymologie du mot caryatides ou cariatides.
Quoi qu'il en soit, en sculptant les jeunes filles du Pandrosium, les figures persiques de Lacédémone et les télamons puniques d'Agrigente, les Grecs n'ont pas entendu créer un ordre caryatide, un ordre persique, dénominations impropres qui sont répétées dans les livres ; ils ont voulu seulement montrer par ces rares exceptions jusqu'où pouvait s'étendre la liberté d'un art si fatalement soumis, d'ailleurs, aux lois de la géométrie, de la statique et des nombres.
”
Source : Gallica

Dominique-Marie-Joseph Henry,  Sur la vie et les oeuvres de P. Puget… (1853)

“ Les caryatides, dont le bas du corps se termine en gaine, font des efforts inouïs pour ne pas se laisser écraser par le fardeau qui les accable. Courbés sous ce poids qui porte sur leur tête et sur leurs épaules, ces hommes de pierre ont leurs muscles contractés avec violence, leurs veines sont gonflées, prêtes à se rompre. ”
Source : Gallica

Marie-Nicolas Bouillet,  Dictionnaire universel des sciences… (1896)

“ CAS
noire extérieurement, se mange cuite et a une saveur qui se rapproche de celle de la châtaigne.
CARYATIDES ou CARIATIDES (esclave de Caryes ou de Carie) . On appelle ainsi une statue destinée, dans un édifice, à remplacer comme support une colonne ou un pilastre. Les caryatides ne peuvent donc être employées que pour les parties les moins lourdes de l'architecture. — Leur emploi fut très fréquent dans l'art égyptien ; plus tard, les Grecs, qui sans doute les empruntèrent aux Corses, leur donnèrent un grand développement et surtout les perfectionnèrent d'une façon remarquable.
”
Source : Gallica

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