Émile Carrey, Récits de Kabylie : campagne de 1857 (1858)
“ Dès le matin le camp de Tamesguida est levé. L'aride montagne se découvre peu à peu des tentes, des chevaux et de la foule qui l'encombraient. Les pierres grises du sol reparaissent tristes et nues, comme avant l'arrivée des troupes. Chacun dit adieu à ces montagnes, à ce Djurjura neigeux, qu'il ne doit plus revoir. Chacun le regarde d'un dernier regard, comme en partant on suit des yeux la terre de la patrie. Au-dessous du pic même de Tamesguida, les nuages entassés couvrent d'un immense brouillard la Kabylie tout entière ; mais l'horizon d'en haut est limpide et pur. ”
