Ventura

Définition et enjeux

Portrait de Fernán Caballero Fernán Caballero,  La famille Alvareda : roman de moeurs populaires (1862)

“ Moi, répondit Pedro, je reste; à moi,
vieillard, que peuvent-ils faire? Allons, obéissez, cachez-vous; Marcella que fais-tu là, plus froide, plus immobile qu'une statue? Et toi, Ventura, à quoi penses-tu de ne pas bouger ; veux-tu te perdre et ta soeur aussi ; Ventura, mon fils, veux-tu me faire mourir ?
En entendant ce cri d'angoisse de son père, Ventura sortit de l'état de stupeur où l'avaient plongé l'incertitude, la surprise et la rage.
Il faut donc, s'écria-t-il, en serrant les poings, et grinçant les dents, me cacher comme une femme ! Tant que je vivrai, j'en conserverai la honte.
”
Source : Gallica

Portrait de Fernán Caballero Fernán Caballero,  La famille Alvareda : roman de moeurs populaires (1862)

“ Le coup était parti et Ventura tomba sur le sol mortellement blessé.
Pedro entendit la détonation et trembla.
— Qu'est-ce que cela? dit-il ; mais qu'est-ce que cela pourrait être, si ce n'est Ventura qui a tiré quelques perdrix? Le coup est parti près d'ici : allons voir.
Il suivit d'un pas rapide le sentier qu'avait pris son fils et vit un corps gisant sur le sol, il s'approche : Dieu du ciel et de la terre ! c'est un homme assassiné! et cet homme est son fils !
”
Source : Gallica

Portrait de Fernán Caballero Fernán Caballero,  La famille Alvareda : roman de moeurs populaires (1862)

“ Et toi, Perico? tu bêches toujours la terre? Et ces enfants, ce sont les vôtres ? Qu'ils sont beaux! Dieu les bénisse! Approchez-vous, mes petits amis: je ne suis ni Croquemitaine, ni Français.
Ventura s'assit pour caresser les enfants. Dans cet instant, Maria s'approcha par derrière, lui prit la tête entre ses mains en la couvrant de baisers et de larmes.
— Mère Maria, disait Ventura, combien de fois n'aurez-vous pas prié pour moi ? Jésus !
”
Source : Gallica

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