Émile Clermont

Résumé

Émile Clermont Rome et Napoléon III (1849-1870… (1907)

Ainsi fut-elle conduite à rétablir le Pape, faible souverain qui n'avait point d'armée, dans ses droits à Rome, pour éloigner de l'Italie les armées de l'Autriche, tyran de la péninsule, puis à le défendre contre les troupes italiennes, quand l'Italie devenue forte à son tour réclama au Saint-Siège sa capitale. Il fallut que la France mît son honneur, sur le Tibre, à protéger contre toute l'Europe qui l'abandonnait le domaine temporel de la papauté, quand toute l'Europe aussi la blâmait d'avoir sur le Rhin cherché une querelle d'honneur, aussi inopportune que désastreuse.
Source : Gallica

Émile Clermont Rome et Napoléon III (1849-1870… (1907)

Paris en grande partie leur était favorable. L'armée, espoir de l'ordre, avait voté pour eux. Ils s'étaient crus perdus et voilà qu'ils semblaient les maîtres; « ils étaient aussi enivrés de joie et d'une folle audace que si les élections leur eussent assuré la majorité, » dit encore M. de Tocqueville. On eut donc cet étrange spectacle d'un parti vaincu qui proclamait sa toute-puissance, et d'un parti victorieux qui désespérait de lui-même. A travers toute l'Europe et à Rome en particulier, les amis des Montagnards crurent pendant quelque temps qu'ils avaient réellement triomphé.
Source : Gallica

Émile Clermont Rome et Napoléon III (1849-1870… (1907)

Il n'est pas moins singulier de penser que l'homme qui présida à l'expédition de Rome comme premier ministre, fut Odilon Barrot, que rien dans son passé ni ses idées ne désignait pour être le restaurateur du pouvoir temporel du Pape; et que le chef du cabinet en 1870, M. Emile Ollivier, était tout aussi désireux que l'Empereur lui-même d'éviter la guerre contre la Prusse. De sorte que la politique de la France, dans ces deux crises si graves, a été déterminée par des hasards, par des poussées irresponsables d'opinion, ou par des influences subalternes.
Source : Gallica

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