Armand Jacques Achille Leroy de Saint-Arnaud, Lettres du maréchal de Saint-Arnaud… (1864)
“ Ney avait enfoncé, détruit les bataillons russes ; aujourd'hui, il les arrête, les défie, les force à l'admirer encore. Le fusil à la main, sans déposer le bâton du commandement, mêlé aux soldats qu'il enflamme de son courage, multipliant cette poignée de braves qui grandit sous son regard, il oppose au nombre l'habileté, la tenacité de la défense : il triomphe à l'instant même où l'on croit qu'il va tomber, et à lui la gloire éternelle d'avoir sauvé les débris de l'armée française ; bien plus, d'avoir sauvé son honneur. La Moskowa avait donné son nom au maréchal Ney le jour d'une victoire ”
