Jean de Seillon, Revue des Deux Mondes
“ Au milieu de ses hautes futaies, le saint couvent de la très grande Lavra, — le plus ancien des monastères, — dort, semble-t-il, pour l’éternité. La montagne sacrée s’enveloppe d’un silencieux et troublant mystère, et l’on sent près d’elle peser sur l’âme recueillie les méditations accumulées de dix siècles. Le Diderot, géant d’acier aux cinq cheminées, s’est présenté à la pointe extrême du promontoire, au pied même de l’Athos, afin de choisir, soit à l’Est soit à l’Ouest, suivant le temps, un point propice au débarquement. ”
