Anonyme, Légendes humoristiques d’un conteur allemand…
“ Au milieu de la nuit pourtant, Eugenia se leva de sa couche, prit un lourd marteau, et sortit à pas furtifs du couvent, afin d’aller trouver l’idole et de la briser. Elle gagna sans difficulté le quartier resplendissant où s’élevaient les temples et les édifices publics, et dans lequel s’était écoulée sa première jeunesse. Pas une âme dans les rues désertes, parmi ces blocs de marbre endormis ; au moment où le faux moine gravit les degrés du temple, la lune se levait au-dessus des ombres de la ville, et elle projetait sa lumière crue entre les colonnes du vestibule. ”
