Alexandre Olleris

Résumé

Alexandre Olleris Gerbert. Aurillac et son monastère… (1862)

Si Odon eût dirigé le monastère de Tulle, pourquoi, au lieu d'expliquer la présence de l'ancien abbé, Aymon, eût-il cherché un motif pour excuser la sienne? N'eût-il pas résidé à Tulle puisque Bernon gouvernait la Baume et Cluny (1) ? Abbé de Tulle, c'est-à-dire d'un monastère peu distant d'Aurillac, n'aurait-il pas été frappé lui-même, l'un des plus actifs réformateurs de la vie religieuse, du récit des vertus et des miracles de Gérauld, d'un seigneur laïque, n'aurait-il pas cherché à en vérifier l'exactitude?
Source : Gallica

Alexandre Olleris Gerbert. Aurillac et son monastère… (1862)

Un jour, il aperçut une femme qui labourait un petit champ près du chemin qu'il suivait; il l'appelle, et lui demande pourquoi elle fait un travail qui réclame la main d'un homme. La femme lui répond que son mari est malade depuis longtemps, que le temps des semailles se passe, qu'elle est seule, qu'elle n'a personne pour l'aider. Le comte ému lui donne l'argent nécessaire pour payer un laboureur (1) .
Le souvenir d'Aurillac assiégeait sans cesse l'esprit de Gérauld qui ne pouvait s'empêcher d'y revenir de temps en temps.
Source : Gallica

Alexandre Olleris Gerbert. Aurillac et son monastère… (1862)

Cette conduite si noble, si pure, produisit de merveilleux effets dans cet âge de fer. Gérauld devint l'objet de la vénération générale. On regardait comme un sacrilége de l'attaquer ; le frère du comte Adhémar se vit forcé par les reproches des gens honnêtes de lui restituer le château d'Aurillac qu'il lui avait enlevé par surprise (6) . L'heureuse influence de ses vertus agit même sur les mœurs dures et presque féroces des habitants de ces montagnes, elle parut les adoucir (7) .
Source : Gallica

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