Jurien de La Gravière

Résumé

Jurien de La Gravière La Marine de Syracuse

Pas de pitié pour les Grecs qui ont embrassé le parti de Carthage! Qu’on leur inflige le supplice dont les Carthaginois ont tant de fois donné l’odieux spectacle à la Sicile! Qu’on les cloue à la croix et qu’ils puissent, en mourant, jeter un dernier regard sur cette mer déserte qui devait leur ramener la flotte d’Imilcon et qui ne leur apporte que le souffle desséchant du simoun échauffé par les sables de la Libye! Quant aux Motyens eux-mêmes, ils sont moins coupables; Denys se contentera de les vendre à l’encan et de livrer leurs demeures au pillage de ses soldats.
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Jurien de La Gravière La Marine de Syracuse

Ce large bras de mer, souvent si orageux, qu’un cataclysme de date probablement récente est venu creuser entre la Sicile et l’Afrique, a vu bien des naufrages ; il n’avait jamais eu le spectacle de deux flottes luttant, dans de gigantesques régates, pendant plusieurs jours, de vitesse. Figurons-nous le blocus de Toulon, rompu en vile de l’escadre de Nelson par l’expédition d’Égypte ; imaginons-nous la colonie d’Alger repliée sur elle-même et tendant les bras à des secours que l’ennemi suit de près : quel nuage de voiles, dans le premier cas, on aurait déployé !
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Jurien de La Gravière La Marine de Syracuse

Ophellas, entouré, résista jusqu’au bout. Il mourut sans demander quartier, comme devait mourir un compagnon d’Alexandre. Ses troupes passèrent sur-le-champ dans les rangs de l’armée sicilienne.
A partir de ce jour, Agathocle ne fut plus un tyran ; il prit le titre de roi aux acclamations enthousiastes des soldats d’Ophellas aussi bien que des siens. Il se fût fait adorer comme un dieu, s’il en eût conçu la pensée ; il était trop sceptique et d’esprit trop narquois pour convoiter de pareils honneurs ; ce n’est pas d’encens que semblables natures se nourrissent.
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