Résumé

F. Vidal La Fuite du camisard... Traduit de l'allemand… (1862)

Le gouverneur nous demanda ensuite : « De quelle religion êtes-vous ? » Nous répondîmes hardiment que nous étions de la religion réformée, car nous aurions eu honte de trahir en cela la vérité. Plût à Dieu que nous n'eussions aussi, dans toutes les autres questions qu'il nous adressa, répondu jamais que la vérité! Car si l'on ne veut pas s'engager dans un chemin glissant, si l'on veut conserver sa conscience pure et une ferme confiance en Dieu , on doit se garder avec le plus grand soin de mentir.
Source : Gallica

F. Vidal La Fuite du camisard... Traduit de l'allemand… (1862)

Il vint donc à ce canon fatal; j'eus la constance de lui voir mettre le feu , me tenant toujours droit en recommandant mon âme au Seigneur. Le canon tire, et je fus étourdi tout à coup , et couché non dans le banc, mais sur le coursier de la galère , car le coup de ce canon m'avait jeté aussi loin que ma chaîne pouvait s'étendre. Je restai sur ce coursier, à travers le corps du lieutenant de la galère, qui était tué, je ne sais combien de temps, mais je conjecture qu'il doil avoir été considérable , étourdi et sans connaissance.
Source : Gallica

F. Vidal La Fuite du camisard... Traduit de l'allemand… (1862)

On réveilla Pierre Bart qui dormait tranquillement sur un banc, quoiqu'il fût constamment mouillé par les lames.
Le commandant lui demanda s'il ne connaissait pas un moyen d'entrer dans le port sans risquer d'y perdre la vie. « Oui, certainement, lui dit-il ; je vous y ferai » entrer à pleines voiles.—Quoi! s'écria le commandant, » y entrer avec les voiles? Nous y périrons infailliblement.
Source : Gallica

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