Résumé

Erckmann-Chatrian L’arrivée d’un ouvrier à Paris…

Qu’on se figure une rue quatre ou cinq fois plus large que les autres, bordée de maisons magnifiques, avec des rangées de balcons qui n’en finissent plus, une rue tellement grande qu’on n’en voyait pas le bout ; et, à mesure qu’on avançait, — comme les boulevards tournent, — de nouvelles maisons, de nouveaux balcons, de nouvelles enseignes à perte de vue ! Le conducteur criait :
« Boulevard Beaumarchais !... Boulevard du Calvaire !... Boulevard du Temple !... Place du Château-d’Eau !... Boulevard Saint-Martin ! »
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Erckmann-Chatrian L’arrivée d’un ouvrier à Paris…

« Oui, ils avaient raison, Paris est quelque chose de nouveau pour les hommes. Bienheureux ceux qui peuvent vivre de leur travail à Paris, où les ouvriers ne sont que des apprentis, et les maîtres des ouvriers ! » La grande route était devenue beaucoup plus large, elle était bien arrondie, pavée au milieu. On voyait de loin, bien loin, tout au bout, deux hauts échafaudages qui s’élevaient jusqu’aux nues.
En ce moment le conducteur donnait un pourboire au postillon, la voiture roulait comme le tonnerre.
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Erckmann-Chatrian L’arrivée d’un ouvrier à Paris…

Ce n’est qu’au bout d’une heure et quand l’inquiétude commençait à me gagner, que Montborne revint.
« Eh bien, dit-il, c’est fini, montre-moi ta malle.
— La voici.
— Et le billet ?
— Le voilà.
— C’est bien. »
En même temps il tira ma malle de dessous les autres, il la posa d’abord debout sur sa petite hotte, passa la corde autour et l’enleva d’un coup d’épaule.
« En route, fit-il, suis-moi. »
Nous sortîmes. Je le suivais pas à pas. Nous passions dans la foule comme à travers une procession.
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