Ludovic Briault

Résumé

Ludovic Briault Correction méritée (1898)

Depuis un instant elle était occupée à caresser, avec une sorte de respect, la poignée du grand sabre que le militaire était obligé de tenir à la main, entre ses jambes, pour ne pas gêner ses voisins, et déjà, rendue plus hardie par le regard - bienveillant du dragon, elle avait enroulé autour de son bras la torsade qui pendait à la garde de son arme redoutable. - -
Tout à coup, le gros homme du fond fit un mouvement d'impatience très accentué.
Source : Gallica

Ludovic Briault Correction méritée (1898)

Jusqu'à Céret la campagne peu accidentée, est insignifiante. A part les cimes
neigeuses du Canigou qu'on aperçoit au loin, lorsque le ciel est clair, rien ne mérite de fixer l'attention. Aussi les voyageurs qui font ce trajet n'ont-ils d'autre ressource, pour tromper les ennuis de la route et en abréger la durée, que de s'abandonner au sommeil ou de lier conversation entre eux.
Source : Gallica

Ludovic Briault Correction méritée (1898)

Un fou rire gagna tous les voyageurs (page 27) .
Je ne me fis pas faute de la faire causer (page 36) .
— Dame ! reprit l'impitoyable soldat, vous êtes bien assez gras pour çà.
La scène devenait épique. Le gros homme, baigné de sueur, démonté, abasourdi par la verve railleuse du brave militaire, et tenu en respect par sa force herculéenne, semblait anéanti. Il sentait il voyait tous les regards fixés sur lui, totis les sourires ironiques qui se dessinaient sur les visages de ses com- pagnons de route, et ce spectacle achevait de lui faire perdre le peu de cervelle qui lui restait.
Source : Gallica

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