Erckmann-Chatrian, Le dimanche d’un ouvrier de province à Paris
“ Emmanuel me prévint que c’étaient des chefs-d’œuvre, et je n’eus pas de peine à le croire. Mais le plus beau c’est l’Arc de triomphe qui s’élève au bout de l’avenue, tout gris à force d’être loin, et pourtant superbe, avec ses lignes pâles dans le ciel, et ses voûtes, où des maisons pourraient passer. Tout est beau, tout est grand dans cet arc de triomphe : nos victoires, qui y sont écrites partout, et qui font des listes de cinquante mètres ; la beauté de l’idée, la beauté des pierres, la beauté du travail, la beauté de la grandeur et la beauté des sculptures. ”
