Résumé

Erckmann-Chatrian Le dimanche d’un ouvrier de province à Paris

Emmanuel me prévint que c’étaient des chefs-d’œuvre, et je n’eus pas de peine à le croire.
Mais le plus beau c’est l’Arc de triomphe qui s’élève au bout de l’avenue, tout gris à force d’être loin, et pourtant superbe, avec ses lignes pâles dans le ciel, et ses voûtes, où des maisons pourraient passer.
Tout est beau, tout est grand dans cet arc de triomphe : nos victoires, qui y sont écrites partout, et qui font des listes de cinquante mètres ; la beauté de l’idée, la beauté des pierres, la beauté du travail, la beauté de la grandeur et la beauté des sculptures.
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Erckmann-Chatrian Le dimanche d’un ouvrier de province à Paris

Oui, je voudrais vous peindre tout cela : — le jardin des Tuileries d’un côté, les Champs-Elysées et l’Arc de triomphe de l’autre, l’église de la Madeleine à droite, la Seine couverte de bateaux et la Chambre des députés à gauche ; mais aucune parole ne peut vous donner l’idée de cette place immense. Autant dire tout de suite que c’est une merveille du monde, et que, dans cette merveille, tout ce qu’il y a de riche en voitures, en cavaliers, en dames, vont, viennent, se promènent et se regardent pour voir lesquels ont les plus beaux chevaux, les plus beaux plumets et les plus belles robes.
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Erckmann-Chatrian Le dimanche d’un ouvrier de province à Paris

Elle me parut encore plus belle, et même aujourd’hui je me figure que rien ne peut être plus beau sur la terre : cette file de ponts, ces palais du Louvre et des Tuileries, ces grilles, ces jardins, à gauche ; ces autres palais, et tout au fond l’Arc de triomphe ! Non, rien ne peut vous donner une idée plus grande des hommes !
Je le disais à Emmanuel, qui me prévint que le plus beau n’était pas encore ce que nous voyions, mais l’intérieur des palais, où sont réunies toutes les richesses du monde.
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