Erckmann-Chatrian, Histoire d’un paysan (1868)
“ Chauvel, maître Jean et mon père nous suivaient. Sur le pont, en face du corps de garde, on s’embrassa tendrement ; Chauvel et Marguerite retournèrent chez eux, et nous continuâmes notre chemin en chantant et riant comme des gens heureux, et, mon Dieu ! pourquoi ne pas le dire ? un peu gris, à cause du bon vin et de la bonne journée. Tous ceux que nous rencontrions étaient dans le même état ; il fallait s’embrasser et crier « vive la nation ! » ensemble. ”
