Erckmann-Chatrian

Résumé

Erckmann-Chatrian Lettre d'un électeur à son député (1873)

Bonaparte, c'est le loup qui rôde autour du troupeau, en guettant l'occasion de faire du carnage ; les d'Orléans sont les renards qui se glissent dans la ferme par la porte de derrière !...
Et voilà, monsieur le député, voilà ce que vos mauvaises gazettes nous représentent comme notre salut, à nous, vieux paysans de France, qui tenons à conserver nos biens, à vivre honnêtement, à élever et faire instruire nos enfants, sans craindre d'être envahis et ruinés du jour au lendemain, par la faute d'un coquin ou d'un imbécile, qui déclare la guerre comme on prend une prise de tabac.
Source : Gallica

Erckmann-Chatrian Lettre d'un électeur à son député (1873)

On ne nous trompera plus avec des professions de foi hypocrites, croyez-le bien ; nous choisirons pour nous représenter à Paris, d'honnêtes gens, incapables de manquer à leur parole ; et comme votre conduite nous a rendus défiants, nous aurons soin, avant de leur donner nos voix, de leur faire prendre l'engagement d'organiser, toute affaire cessante, ce que nous voulons, nous, — le peuple souverain , — c'est-à-dire une bonne République honnête et progressive, avec un enseignement, des lois, une administration, une armée et une justice républicaines.
Source : Gallica

Erckmann-Chatrian Lettre d'un électeur à son député (1873)

Paris se défend longtemps, il est forcé de se rendre par la famine. Les anciens mouchards et les souteneurs de filles, devenus capitaines et colonels dans l'armée de la Commune, mettent le feu aux quatre coins de la ville : tous les édifices où se trouvaient des papiers compromettants pour Bonaparte flambent comme des allumettes !... Il faut céder des provinces ; il faut payer 5 milliards aux Allemands pour les frais de guerre, sans parler des milliards d'indemnités à l'intérieur.
Source : Gallica

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