Saint-Genest

Résumé

Saint-Genest L'Assemblée et la France (1874)

Pour M. Thiers, la politique, c'est de s'appuyer sur les complices de la Commune, afin de garder le pouvoir à tout prix.
Pour les légitimistes, la politique c'est de renverser le maréchal de Mac-Mahon, au risque de de faire rouler la France au fond de l'abîme.
Pour tous, la politique, c'est de se faire un nom dans le parti qu'on représente, c'est de tromper et de mentir, c'est de demander la dissolution puis de la combattre, d'insulter le gouvernement, puis de le défendre; la politique, ce sont les coalitions, les interpellations, les commissions, les souscommissions...
Source : Gallica

Saint-Genest L'Assemblée et la France (1874)

On a osé dire que, vous désintéressant de la lutte, vous laisseriez faire et les hommes et les événements, sauf à remettre légalement la France entre les mains de ceux auxquels le nombre la fera tomber.
On a osé dire que, si les ambitieux trouvaient toujours de l'audace pour établir leur dynastie, les hommes désintéressés ne sacrifiaient jamais ni leur repos ni leur gloire au salut du pays, et que, ainsi que Ponce-Pilate, vous diriez en remettant à ces mains misérables et l'armée et les forces vives de la nation ! Je laisse faire la légalité et je suis innocent de tout ce qui pourra advenir.
Source : Gallica

Saint-Genest L'Assemblée et la France (1874)

Le Maréchal avait pour lui le droit et la force ; le droit incontestable et incontesté de gouverner pendant sept ans vis-à-vis d'une Assemblée impuissante et divisée. Il disait simplement aux députés : " Le jour où vous avez créé le Septennat, vous avez fait preuve de puissance et de virilité ; mais, en donnant la vie, vous l'avez perdue; ne conservant de force que ce qui était nécessaire pour achever votre oeuvre. Vous pouvez faire des lois; vous seuls même pouvez les faire; vous ne pouvez plus faire un gouvernement.
Source : Gallica

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