A. Mézières, Goethe au siége de Mayence
“ Les scènes de destruction, les ravages que fait la guerre, inspirent aux hommes une âpre, mais irrésistible curiosité. On veut voir, on veut repaître ses yeux des images les plus terribles, dût-on frissonner après coup au souvenir de ce qu’on a vu. Chaque jour, sur les hauteurs qui dominent Weissenau, et où Goethe aimait à se promener pour suivre comme d’un observatoire favorable l’ensemble des opérations du siège, des curieux venaient assister aux progrès du bombardement. Le dimanche, c’était le rendez-vous d’une multitude de paysans qui y accouraient comme à une partie de plaisir. ”
