Résumé

Réponse d'un Allemand à M. Victor Hugo… (1871)

L'Allemagne tranquille, — quoique désunie encore et saignante des plaies non cicatrisées de 1866.
Paix profonde au dehors.
Rien qui fasse présager l'orage furieux qui va se déchaîner.
Tout-à-coup surgit un prétexte futile, tiré par les cheveux, incroyable d'invraisemblance.
Une déclaration de guerre, impudente de cynisme, nous est lancée à brule pourpoint.
Nous nous attendons d'un instant à l'autre à l'agression foudroyant qui, logiquement, devrait la suivre de près.
Source : Gallica

Réponse d'un Allemand à M. Victor Hugo… (1871)

Pourquoi faire, de la ville innocente, une place de guerre, que seul l'honneur militaire des armées Allemandes les forcerait aujourd'hui de prendre, si même vous n'en eussiez fait la clé-de voûte de votre résistance, le noeud gordien de cette guerre, que vous affirmez être entreprise malgré vous et que vous avez néanmoins changée en une guerre de race, la dépouillant de son caractère international, pour l'amplifier de toutes les insultes de toutes les exagérations, de toutes les traîtrises, qui jusqu'à présent n'étaient que le cruel attribut des guerres civiles ?
Source : Gallica

Réponse d'un Allemand à M. Victor Hugo… (1871)

La paix sera signée à Königsberg et la piètre armée allemande, battue, bernée, érreintée d'avance par théorie, sera heureuse de repasser le Rhin, sous les coups de crosse que lui administrera M. de Girardin.
C'est au nom de la liberté, de la civilisation, que l'armée française doit envahir l'Allemagne.
Source : Gallica

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