Résumé

F. Coudamy Poème sur les derniers momens du captif de Ste-Hélène… (1824)

Soumis à la fortune, il méprisa ses coups ; Il brava les autans et la mer en courroux : L'ouragan, l'aquilon, qui désolent la terre, Ne pouvaient arrêter le démon de la guerre, Et de vingt nations le colosse effrayant Marcha pour renverser le sublime géant.
Au faîte des grandeurs son ame toujours une Au milieu des revers défia la fortune.
Il avait su régner sur le peuple français; D'un grand homme, ô douleur ! c'en est fait pour jamais.
La perte d'un héros si long-temps invincible Arrachera des pleurs à quelque ame sensible.
Source : Gallica

F. Coudamy Poème sur les derniers momens du captif de Ste-Hélène… (1824)

Dis-moi; qu'est devenu cet astre généreux Dont l'aigle seul fixa l'éclat majestueux, Qui, jaloux de poursuivre une illustre carrière, Sur l'Europe versa des torrens de lumière ?
Toi qui suivis toujours les aigles des Césars, Qui guidas nos guerriers au milieu des hasards, Qui ne te plais qu'au bruit de la foudre qui tonne , A travers les combats quand le bronze moissonne ; Qui n'aimes que la guerre et sèmes la terreur, Dieu terrible, il n'est plus l'enfant cher à ton coeur !.
Source : Gallica

F. Coudamy Poème sur les derniers momens du captif de Ste-Hélène… (1824)

A jamais le sang pur d'une noble victime Poursuivrait dans la tombe un héros magnanime !..
Que te sert ta grandeur, sublime conquérant, Si le crime t'entraîne avec elle au néant ?
Parlez, accusateurs ; mais où donc est son juge ?
Un silence profond est votre seul refuge.
C'est devant l'Eternel que le bien et le mal, Loin d'être confondus, ont mis leur tribunal.
Ce n'est pas d'un héros la dépouille mortelle Qu'il s'agit de juger, c'est une ame immortelle.
Source : Gallica

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