Résumé

Portrait de Voltaire Voltaire PANÉGYRIQUE DE LOUIS XV

Oui, il le pouvait sans doute ; mais lequel vaut le mieux pour un roi de France, et pour nous, de retenir quelques faibles conquêtes inutiles à sa grandeur, en laissant dans le cœur de ses ennemis des semences éternelles de discorde et de haine, ou bien de se contenter du plus beau royaume de l’Europe, en conquérant des cœurs qui semblaient pour jamais aliénés, en fermant ces anciennes plaies que la jalousie faisait saigner, en devenant l’arbitre des nations si longtemps conjurées contre nous ? Quel roi a fait jamais une paix plus utile ? Il faut enfin rendre gloire à la vérité.
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Portrait de Voltaire Voltaire PANÉGYRIQUE DE LOUIS XV

Le père de la France est donc le père de l’Europe !
Les Anglais surtout, chez qui la raison a toujours quelque chose de supérieur, quand elle est tranquille, rendent comme nous justice à la vertu : eux, qui s’irritèrent si longtemps contre la gloire de Louis XIV, chérissent celle de Louis XV.
Dans tout ce qu’on vient de dire, a-t-on avancé un seul fait que la malignité puisse seulement couvrir du moindre doute ? On s’était proposé un panégyrique, on n’a fait qu’un récit simple. Ô force de la vérité ! les éloges ne peuvent venir que de vous.
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Portrait de Voltaire Voltaire PANÉGYRIQUE DE LOUIS XV

On peut se tromper dans l’admiration, on peut trop se hâter d’élever des monuments de gloire, on peut prendre de la fortune pour du mérite ; mais, quand un peuple entier aime éperdument, peut-il errer ? Le cœur du prince sentit ce que voulait dire ce cri de la nation : la crainte universelle de perdre un bon roi lui imposait la nécessité d’être le meilleur des rois.
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