“ Va bien, alors ! Nage, monsieur Vincent, à la place de Jean-Pierre, qui va se mettre à cheval sur la poulaine. Nous sommes dans les eaux de Croix, par un millier de brasses tout au plus, sous le vent du Trou-Tonnerre. Veile aux roches de Cresscorrec ! C’était Groix qui avait attiré l’attention de Seveno pendant que je regardais le Judas ; l’île de Groix que le prochain éclair fit jaillir hors de la nuit, fantôme splendide et sinistre. ”
Groix
Définition et enjeux
L'île de Groix, située dans le département du Morbihan en Bretagne, incarne un lieu à la fois géographique et symbolique, souvent associé aux tempêtes et à la résilience maritime. Paul Féval la décrit comme une « forteresse assiégée par l’Océan », soulignant ses rochers abrupts et les difficultés nautiques qu’elle présente, tandis que Jean-Pierre Calloc’h évoque son attachement émotionnel aux traditions locales.
Anatole Le Braz, quant à lui, la relie à des cérémonies bretonnes, comme la « Bénédiction de la mer ». Ces visions, issues de textes littéraires et géographiques, mettent en lumière la dualité de Groix : un espace naturel hostile et un territoire profondément ancré dans l’identité bretonne.
Citations sur “Groix”
“ Groix est restée ce qu’elle était en ces jours païens : l’île des tempêtes, la forteresse qu’assiège sans cesse et toujours en vain l’Océan. Elle n’a point de port proprement dit : on y aborde par le beau temps dans trois criques misérables où les bateaux ont grande peine à se garer ; par le mauvais temps, on n’y aborde pas du tout : j’entends les bateaux du dehors, car les bateaux de Groix se gréent avec de la corde de pendu. Les roches ne les cassent pas ; ce sont eux qui cassent les roches. ”
“ Après, quand nous eûmes bien mangé et bien bu, Jean commença d'une jolie voix haute une chanson de bord que connaissent tous les matelots bretons. Yves et moi, nous chantions les basses, et la vieille mère marquait la mesure avec sa tête et la pédale de son rouet. On n'entendait plus les refrains tristes que le vent chantait tout seul dehors.La chanson disait: Nous étions trois marins de Groix, Nous étions trois marins de Groix, Embarqués sur le Saint-françois. Il vente!... C'est le vent de la mer qui nous tourmente. Pauvre homme, 'l a tombé à la mer, ”
Jean-Pierre Calloc’h,
À genoux
“ Lorsqu’il lui fallut quitter Groix et ses relations, quitter l’Arvor, le pays tant aimé où il avait toujours espéré vivre et mourir, il se faisait l’effet d’être un marin jeté dans une barque fragile, sur une mer pleine d’écueils. Parfois il perdait courage : écoutez-le appeler la mort. ”
Anatole Le Braz,
La terre du passé
“ Nous traversions les Coureaux, dont il était aisé de suivre les méandres, à des teintes plus claires moirant la surface de l'Océan. C'est dans ces parages que se célèbre, chaque année, la cérémonie tant de fois décrite de la «Bénédiction de la mer»... Quelques minutes plus tard, nous jetions l'ancre dans le port de Groix, placé sous l'invocation d'un des plus grands thaumaturges de l'émigration bretonne, saint Tudy. ”
Charles-Henry Hirsch, Racaille et parias : choix de récits… (1914)
“ Des Grésillons, — de ceux qui poursuivent le thon et montrent facilement leur mauvais caratère, — de ces rudes gars de Groix avaient cru l'embarrasser, ayant relâché aux Antilles et à la Guyane, quand ils étaient « à l'État ». Ils précisaient, eux. Il s'en tenait, lui, à son «Tropique », invariablement. Et, il les avait éblouis, ainsi que des enfants qui ne connaissent que leur village et n'entrevoient l'univers que par les leçons du maître d'école. ”
Charles Lenthéric,
Revue des Deux Mondes
“ Mais les marins de l’île, au nombre de près de 1 500, sont intrépides. A Groix, comme presque partout sur les côtes de Bretagne, les femmes font tous les travaux de la terre ; les hommes pêchent par tous les temps, aux bords de l’île pendant la saison de la sardine, au loin pendant le reste de l’année. ”
Louis Bougier, Précis de géographie physique, politique et militaire… (1882)
“ L'embouchure du Blavet abrite la rade de Lorient; le port et la ville de ce nom sont situés sur la rive droite du Seorff. C'est l'ancien siège de la compagnie des Indes fondée en 1666 par Louis XIV. En face de Lorient, Port-Louis. Le Coureau de Groix sépare du continent l'île de Groix, couverte de monuments druidiques et bordée d'une haute falaise percée de grottes curieuses ; c'est là qu'a lieu surtout la pêche de la sardine. Le long croissant de la presqu'île de Quiberon est réuni à la terre ferme par un isthme étroit qui disparaît à marée basse. Le fort Penthièvre garde ce défilé. ”
“ Dans l’île de Groix, vivait jadis toute une population de pêcheurs ; pendant qu’ils tentaient au loin la fortune en jetant leurs filets, les Anglais, souhaitant s’emparer de cette île, voulurent profiter de l’absence des hommes pour mettre leur projet à exécution. ”
Charles Le Goffic,
Poésies complètes
(1922)
“ Sur la pierre de la Destinée elle s'était posée un moment, — Et depuis le deuil assombrissait ses prunelles. Cette pierre-là, pour mon malheur, avant de connaître son influence, — J'ai dans ma jeunesse reposé sur sa face... Et voilà, mon cher Jean, voilà comment — La joie a déserté mon âme jour et nuit. PETITS POEMES A José-Maria de Heredia. 123 LES TROIS MATELOTS DE GROIX A Charles Maurras. C'étaient trois matelots de Groix. Ils étaient partis tous les trois Pêcher la sole : Les pauvres garçons n'avaient pas Plus de sextant que de compas Et de boussole. ”
Charles Le Goffic,
L’Âme bretonne
“ Groix n’a pas moins de 5.000 âmes ; Ouessant en a près de 3.000 ; l’Île-aux-Moines 1.400 ; Batz 1.300 ; Arz, Tudy 1.100 ; Bréhat, l’Île-Grande 1.000 ; Sein 900, que double, au printemps, l’immigration paimpolaise ; Molène 600 ; Houat, Hœdic, chacune 350... Un trait commun à ces îles bretonnes, sauf à celles qui, comme l’Île-Grande, Tudy, Conleau, sont de simples dépendances de la terre ferme, c’est que la population masculine n’y comprend que des marins. Les femmes y cultivent le sol et font en général tous les travaux qui sont réservés aux hommes sur le continent. ”
Gabriel de La Landelle,
Légendes de la mer
(1880)
“ Saint Guen-Æl voyagea quatre ans par mer , pour la propagation de la foi , et au moment où il finit par prendre terre en l' île de Groix , les cloches de l' église principale se prirent « à sonner d' elles-mêmes , d' un son et branle tout extraordinaire . » Le peuple et les religieux de l' île , accourus au rivage , virent alors le vaisseau à l' ancre et le saint qui sortait de l' esquif avec ses onze compagnons . ”
Lionel Groulx,
L’appel de la race
“ Un aristocrate comme vous est né diplomate ; vous surmontrez l’obstacle extérieur. Quant à l’autre, n’ayez crainte davantage. Vous avez entendu quelque chose d’irrésistible : l’appel de la race. Il y a plus. Le coin de fer est entré en vous ; il achèvera son œuvre, malgré vous s’il le faut. Et comme l’avocat paraissait attendre une explication, l’oblat reprit : — Vous êtes-vous jamais demandé, Lantagnac, le pourquoi de ces conversions, de ces retournements de vie comme le vôtre qui s’accomplissent vers la quarantaine ? Voici ma théorie à moi, que j’appelle : la théorie du coin de fer. ”
Lionel Groulx,
L’appel de la race
“ Que vous dirai-je encore, mon cher pèlerin ? Dans le bain vivifiant de ses grandes eaux et dans son pittoresque discret, ce pays me parut la patrie naturelle d’une race robuste et fine, bien équilibrée, laborieuse... Voyons, est-ce cela ? — Oui, c’est le cadre et joliment brossé, acquiesça Lantagnac. Souffrez pourtant que je vous ramène à mon petit coin, à celui de mon pèlerinage, ma vraie petite patrie. Car, il faut que vous le sachiez, Père Fabien : dans Saint-Michel le beau pays, il y a aussi le plus beau coin du monde : le rang des Chenaux. ”
Ida Saint-Elme,
Mémoires d’une contemporaine
“ Grouchy vint me voir: il avait ouï dire que la famille de Van-M*** faisait des démarches pour me priver de ma liberté; il me parut ému et affligé de la position dans laquelle je m'étais placée. Je m'informai de Moreau, et du lieu où il se trouvait alors. En apprenant qu'il était à Menin, j'engageai Grouchy à lui faire passer une lettre dans laquelle je réclamais sa protection contre les parens de Van-M***. Je le savais trop bon, pour ne point accueillir ma demande. Grouchy consentit à ce que je désirais, et il m'annonça ce que l'on m'avait appris déjà, le départ de Van-M*** pour Paris. ”
Jean-Baptiste-Adolphe Charras,
Histoire de la campagne de 1815…
(1863)
“ Grouchy les avait oubliés quand il entama l'apologie de sa conduite ; et il n'avait pas, pour les lui rappeler, sa correspondance avec ses lieutenants, correspondance égarée, a-t-il assuré, pendant son long exil, à la suite de l'incendie de son château. Éclairé qu'il était, d'ailleurs, par les critiques dont il était l'objet, il lui convenait bien de dire qu'il avait ordonné le départ de son infanterie pour le point du jour; et il le disait. Emporté par la discussion, cherchant à accabler Grouchy, Gérard n'avait pas la mémoire plus fidèle. ”
baron Robert Emmanuel Léon Du Casse, L'amiral Du Casse, Chevalier de la Toison d'Or…
“ Peut-être aussi valut-il mieux pour Nicolas de Grouchy une existence obscure qu’une brillante carrière; qui sait le sort que réserve le destin? Peut-être un jour, parvenu aux plus hautes dignités, le marin Grouchy y eût-il rencontré, comme son petit-fils, quelque Waterloo naval, et eût-il été comme lui la victime innocente des fautes d’autrui.L’escadre se dirigea vers l’Espagne, où elle devait trouver le duc d’Albuquerque et les troupes espagnoles. Elle fut poursuivie par une armée navale anglaise d’une quinzaine de vaisseaux. ”
“ Tous les Groulx du Canada ont comme un signe de race. Je ne le porte point quant à moi, étant plutôt du type physique de ma mère. Mais les Groulx que je connais, en mon pays, ont presque tous ce signe ; je l’ai observé chez mon grand-père, chez mon père, chez ses frères, chez l’un de mes frères à moi. Tous ont le nez aquilin. ”
Robert Du Casse, L'amiral Du Casse, chevalier de la Toison d'or… (1876)
“ Grouchy se distingua pendant le cours de la campagne, pendant laquelle il rendit de bons services. Il fut assez heureux pour justifier la confiance de l'amiral du Casse, qui, l'ayant encore eu sous ses ordres à la bataille de Vélez-Malaga, obtint pour lui, la croix de Saint-Louis, en 1707. Grouchy, satisfait d'une distinction ambitionnée à cette époque par toute la noblesse française, se retira fort jeune du service, au grand regret de son prolecleur qui lui prédisait un rapide avancement dans la marine. ”
Jean Froissart,
Les Chroniques de Sire Jean Froissart
“ Et pour ce parole je très volontiers de l’état du gentil comte de Foix, car je fus douze semaines en son hôtel, et très bien administré et délivré de toutes choses. Et durant le temps que je fus à Ortais je pouvois apprendre et ouïr nouvelles de tous pays, si je voulois, des présentes et des passées. Et aussi le gentil chevalier messire Espaing de Lyon, en laquelle compagnie je étois entré au pays et auquel je m’étois découvert de mes besognes, m’accointa de chevaliers et d’écuyers qui me savoient recorder justement ce que je demandois et requérois à savoir. ”
“ Tous, à la maison, nous aimions l’école et l’aimions beaucoup. Aucun mauvais temps ne pouvait nous empêcher d’y aller. Dans les grandes tempêtes d’hiver, l’un de nos plaisirs, pour nous les plus petits, c’était de nous couler sous les robes de poil, au fond de la boîte carrée. L’aîné, mon frère Albert, menait le cheval. Puis, — le fait est historique, je l’ai raconté dans Les Rapaillages, au chapitre « Les Adieux de la Grise » — arrivés à l’école, le grand frère n’avait qu’à virer la bête qui, sans rien d’autre que son discernement, s’en retournait aux Chenaux. ”
Alphonse Frédéric Emmanuel de Grouchy, Le général de Grouchy et l'Irlande en 1796 (1866)
“ LETTRE DU MARÉCHAL GROUCHY AU GÉNÉRAL PAJOL, A MAZY. « Gembloux, le 17 juin 1815, dix heures du soir. « Veuillez, mon cher général, partir demain 18 courant, à la pointe du jour, de Mazy, et vous porter. avec votre corps d'armée et la division Teste, à GrandLez, où je vous transmettrai de nouveaux ordres. » Je marche à la suite de l'ennemi, qui avait encore une trentaine de mille hommes ici à midi. Je me dirige sur Sart-à-Walhain ; mais suivant les renseignements que je recueillerai dans la nuit et les vôtres, peut-être rabattrai-je sur Pervès-le-Marché. ”
Marcel Proust,
À la recherche du temps perdu
“ Je me permettrai d’envoyer demain à la duchesse une douzaine de faisans. Une idée sembla passer dans les yeux de Mme de Guermantes. Elle insista pour que M. de Grouchy ne prît pas la peine d’envoyer les faisans. Et faisant signe au valet de pied fiancé, avec qui j’avais causé en quittant la salle des Elstir : — Poullein, dit-elle, vous irez chercher les faisans de M. le comte et vous les rapporterez de suite, car, n’est-ce pas, Grouchy, vous permettez que je fasse quelques politesses ? Nous ne mangerons pas douze faisans à nous deux, Basin et moi. ”
Lionel Groulx,
L’appel de la race
“ Lantagnac regarda son beau-frère. Celui-ci, les yeux bien au fond de son assiette, s’occupait de manger tout en poussant volontiers le débat. Virginia, seule, pour le moment, lui tenait tête. — Vous avez une singulière façon, mon oncle, reprenait-elle, d’apprécier le courage. Moi, je crois à la sincérité qui se prouve par des sacrifices. — Oh ! il y a aussi la galerie, mon enfant, répondit un peu durement Duffin ; il y a la galerie et les applaudissements que les bons acteurs connaissent bien, et dont ils se grisent. C’est un sport comme un autre, vois-tu. ”
Olivar Asselin,
L’œuvre de l’abbé Groulx
“ La gloire propre de l’abbé Groulx, ce qui fait de son cours d’histoire, entre l’enseignement impérialiste de McGill et l’enseignement loyaliste de Laval, l’honneur incomparable de l’Université de Montréal, c’est d’avoir assis sur la réalité la plus solidement démontrée les fondements de nos espérances. ”
Lionel Groulx,
L’appel de la race
“ Ah ! je crois bien que je laisserai à d’autres désormais le cliché du Québec arriéré et routinier. — Et vous avez revu vos paysages d’enfance ? interrogea le Père qui toujours avait hâte d’aboutir. Les yeux de Lantagnac se voilèrent d’émotion pieuse : — Oui, j’ai revu Saint-Michel, les Chenaux, la terre des de Lantagnac depuis cinq générations. Et j’en rapporte, je le confesse tout de suite, une sorte d’enivrement. Que me servirait de m’en défendre ? Mon « climat moral », comme on dit aujourd’hui, est bien de ce côté-là. Vous allez me trouver fort romantique, mon cher Père ”
Charles-Yves Cousin d'Avallon, Hauts faits, actes et paroles mémorables de Napoléon… (1841)
“ Mais Grouchy (I) qui, à ce que je crois avait le commandement après Hoche, ne sut pas comment s'y prendre; en sorte qu'après être demeuré dans l'inaction, il fit lever l'ancre, et les bâtimens revinrent en France , sans avoir rien tenté. ”
“ Mais le bon M. Roy était joyeux, paraissait triompher. Il avait l’air de me dire : « Vous voyez : je ne pouvais faire plus, parce que j’ai tout fait pour vous marquer mon estime et mon amitié. » Par bonheur, il n’y eut pas de discours, seulement quelques mots de M. Roy pour me remercier de mon passage à Paris et me souhaiter excellent retour au Canada. ”
Jean Froissart,
Les Chroniques de Sire Jean Froissart
“ Qui ne sait bien le chemin, folie feroit de luy y embatre ; et dessous notre main siéd la ville et le chastel de Lourdes. » — « Et qui en est capitaine pour le présent ? » — Répondit-il. « Il en est capitaine et si s’escript sénéchal de Bigorre, de par le roi d’Angleterre, Jean de Béarn, frère qui fut à messire Pierre. » — « Voir ! dis-je ; et cil Jean vient-il point voir le comte de Foix ? » Il me répondit : « Oncques depuis la mort de son frère Pierre il n’y vint... » — « Et le comte de Foix a-t-il point amendé la mort du chevalier, et en a-t-il point depuis par semblant été courroucé ? » ”
François-Anatole Gruyer,
La peinture au château de Chantilly…
(1896-1898)
“ Greuze nous montre une femme qui n'a plus rien à désirer, ou plutôt qui n'a plus rien qu'à regretter. Tout en se posant comme le peintre des mœurs familiales et des drames moraux de la bourgeoisie, Greuze savait faire, à l'occasion, de la peinture galante, et même il s'y complaisait. ”
Jean-Baptiste-Adolphe Charras,
Histoire de la campagne de 1815…
(1858)
“ Où se trouvait Grouchy au moment où on les écrivait? où serait-il quand elles lui parviendraient? quand les recevrait-il; et où serait alors l'armée prussienne? Blücher était bien actif, bien audacieux. Pouvait-on penser qu'il serait resté inerte, depuis le point du jour, à Wayre? Or, Grouchy, on le savait, n'avait dû partir de Gembloux qu'au matin ; de Gembloux à Wavre, il y a tout près de six lieues quand on y va par Sart-lezWalbain; et la route n'est qu'une mauvaise traverse où l'on rencontre des défilés à chaque instant. ”
Edgar Quinet,
Histoire de la campagne de 1815
“ Il passe à accuser les factions de l’intérieur le peu d’instans que la fortune lui laisse encore pour se défaire des ennemis du dehors. Cependant les heures s’écoulent, et Grouchy, toujours cloué sur ses pas, ébloui ou stupéfait, et n’osant interrompre ! ”
Lionel Groulx,
L’appel de la race
“ Si vous saviez comme on les chante joliment à Saint-Michel ! ajouta Lantagnac, que les vieilles ballades ramenaient à son pèlerinage. Ce fut alors un intermède assez long. Comme le soir s’achevait, que, là-bas, derrière les monts, le feu du soleil, tout à l’heure rouge, s’éteignait dans une pâleur de cierge, les cuivres entonnèrent soudain avec ensemble le chant final : Ô Canada terre de nos aïeux ! À ce moment, le génie léger de l’anse profonde se tut. ”
