Lionel Groulx,
L’appel de la race
“ Au moment de commencer sa vie, Jules de Lantagnac éprouve cette peur de soi-même, ce mouvement en arrière que connaissent les plus fermes, quand l’enthousiasme du rêve tombé ainsi que le rideau au théâtre antique, l’action, la tragédie commence. D’une trop noble sincérité, l’avocat n’entend point résonner sans effroi à ses oreilles le mot si grave du Père Fabien : « Un chef nous est né ! » Pendant qu’il s’engage sur le pont interprovincial pour regagner Ottawa, le converti voit se dresser devant lui, symbole de son âpre avenir, l’image de la capitale avec ses hautes falaises. ”
