Résumé

Castor Le pays, le parti et le grand homme

S’il y a une grande et noble chose que l’on appelle discipline de parti ; s’il y a un patriotique devoir qui consiste à se soumettre à cette discipline, en autant qu’il est nécessaire de le faire pour assurer le bon gouvernement de son pays, il ne faut pas se méprendre au point d’appeler discipline de parti ce qui n’est qu’une lâche trahison des intérêts nationaux, pas plus que ce qui n’est qu’une conspiration ourdie pour s’emparer du bien public au profit d’une clique ou même d’un parti politique quelconque.
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Castor Le pays, le parti et le grand homme

Ils ont eu raison : les qualificatifs que se sont mutuellement appliqués les deux écoles de la Patrie et de la Minerve, nous ont fait voir qu’ils se connaissent, s’apprécient et se trouvent dignes les uns des autres. Et l’on vient de voir, à Terrebonne comme à Jacques-Cartier, les touchantes embrassades de Messieurs Chapleau et Poirier, Mousseau et Laflamme, etc., etc. Désormais, c’est la Patrie qui, des larmes dans la voix et avec l’accent du patriotisme, supplie les électeurs d’élire nos chefs, comme étant les meilleurs législateurs, les hommes les plus capables de faire le bien du pays.
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Castor Le pays, le parti et le grand homme

Si nos chefs retirent aujourd’hui les bénéfices du pouvoir, c’est, dans une très grande mesure, à nous qu’ils le doivent. Nous sommes donc une puissance et une puissance considérable. Si nous sommes aussi forts tels que nous sommes, sans organisation, qu’en serait-il donc si nous étions formés en société ! Nous venons de tous les points du Bas-Canada ; nous avons des amis et des alliés à peu près partout. En enveloppant tous ces alliés et ces amis dans le réseau d’une immense organisation que nous dirigerions d’ici, nous exercerions une influence prépondérante sur la politique de notre pays.
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