Résumé

Bourassa et l’Anti-Laurierisme

Mais, au Canada, y a-t-il une raison, une cause qui justifie la formation d’un semblable parti ? Nous le demandons à tous les hommes bien pensants qui n’ont pas l’intelligence obscurcie ou avilie par des mesquines passions, et, tous, certainement, répondront négativement. L’unité de race n’est pas une condition de l’existence de la patrie, et l’histoire nous en donne une preuve en nous montrant les peuples d’origine différente de l’ancienne Gaule, s’amalgamant, s’unissant et se fusionnant pour former le plus beau et le plus patriotique pays, la France.
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Bourassa et l’Anti-Laurierisme

C’est la plus impressionnante expression de vanité satisfaite qu’il soit possible d’observer. Il suffit de l’avoir vue une fois, cette expression particulière de M. Bourassa, pour comprendre que, chez cet homme qui rit, qui rit malgré lui l’orgueil, l’amour de l’adulation sont les seuls mobiles qui le guident, et que la grandeur de la patrie, l’avenir du pays le préoccupent bien moins que le triomphe de son moi et les acclamations populaires... qui le font rire.
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Bourassa et l’Anti-Laurierisme

« Par amour de la gloire facile, du pouvoir et du repos, vous refusez, pour la troisième fois, de lutter pour la défense d’un principe ; vous tournez le dos à ceux qui vous aiment véritablement, qui veulent assurer votre grandeur et votre force véritables, pour vous livrer aux conseils et aux œuvres de ceux qui n’aspirent qu’à manger à l’auge. Prenez garde ; un jour viendra où ceux-là vous entraîneront dans leurs bas-fonds ; et ce pouvoir, que vous ne voulez pas risquer, même de loin, pour la justice et la vérité, VOUS LE PERDREZ IGNOMINIEUSEMENT DANS LA BOUE. »
Cette heure approche.
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