Paul Bonnetain,
Charlot s’amuse
“ Lorsqu’il revint pour déjeuner, à onze heures, ce fut Fanny elle-même qui l’invita à rester, et à oublier leurs chagrins passés dans une journée entière de plaisir. Et, jusqu’à la nuit, ils se vautrèrent, lui pareil à un satyre, elle toujours inassouvie, et, en même temps, plus tendre, plus câline, ne cessant d’embrasser son amant avec les étreintes qu’on a pour les êtres aimés qu’on ne reverra plus. Quand vint l’obscurité, ils s’endormirent, courbaturés d’amour. À l’aube, Charlot s’éveilla secoué par un cauchemar, et, tout à coup, il eut un grand cri. La place de Fanny à ses côtés était vide ”
