Maurice Rigaux, Les vendanges (nouvelle) (1910)
“ « Et l'château ! C'qu'y doit y avoir dedans ! T'as qu'à r'garder par les f'nêtres en passant. C'est cossu ! D'la soie tant qu'on en veut, des meubles à coussins, des glaces dorées, des tableaux deux fois hauts comme toi ! Et d'l'or dans les tiroirs! Et pendant c'temps-là l'ouvrier trime et sue la misère à grosses gouttes. Nom de nom ! » Etait-ce pure répétition, comme il disait, ou bien se prenait-il lui-même au mirage de l'idée ? Sa voix sourde avait des accents chauds qui secouaient l'âme de Jean. ”
