Maurice Rigaux

Résumé

Maurice Rigaux,  Les vendanges (nouvelle) (1910)

“ « Et l'château ! C'qu'y doit y avoir dedans ! T'as qu'à r'garder par les f'nêtres en passant. C'est cossu ! D'la soie
tant qu'on en veut, des meubles à coussins, des glaces dorées, des tableaux deux fois hauts comme toi ! Et d'l'or dans les tiroirs! Et pendant c'temps-là l'ouvrier trime et sue la misère à grosses gouttes. Nom de nom ! »
Etait-ce pure répétition, comme il disait, ou bien se prenait-il lui-même au mirage de l'idée ? Sa voix sourde avait des accents chauds qui secouaient l'âme de Jean.
”
Source : Gallica

Maurice Rigaux,  Les vendanges (nouvelle) (1910)

“ Il aspira longuement l'air pur de la nuit. Il lui sembla qu'avec cette bouffée d'air il lui entrait des étoiles jusqu'au cœur et que cette lumière d'or valait cent fois les louis d'or des riches. Puisqu'il n'était pas allé jusqu'au bout, puisqu'il se repentait de sa faiblesse, il restait honnête. Ah ! l'expérience serait bonne !
Tant pis : pour avoir Blanche Bourguin il attendrait. Il travaillerait de toutes ses forces, il reviendrait quand il aurait « du bien » assez, et alors il l'épouserait sans remords. Quant à Darville, il voyait maintenant la mauvaise influence du meneur sur lui
”
Source : Gallica

Maurice Rigaux,  Les vendanges (nouvelle) (1910)

“ Après la cérémonie, le cardinal de Reims était sorti de l'église. Lui, Jean, était le plus grand puisqu'il avait déjà quatorze ans. Le cardinal l'avait remarqué, s'était approché de lui, et lui avait dit quelques mots paternels. Il ne se rappelait plus tout, mais une phrase lui était restée dans la mémoire. « Mon enfant, lui avait dit l'évêque, vous êtes le plus âgé, donnez toujours le bon exemple. » Il eut l'impression que du tableau ces mêmes paroles lui revenaient
au cœur.
”
Source : Gallica

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