Jean René Garraud

Résumé

Jean René Garraud Notice sur le clos de Vougeot (1888)

Il est rare, en effet, de ne pas rencontrer dans le nombre de ceux qu'emporte, à toute vapeur, le char de feu, quelques étrangers au pays de Bourgogne, qui, pendant plus d'une heure, négligent de prendre part aux conversations, pour examiner le coteau célèbre où mûrissent les raisins qui donnent un des premiers vins du monde. Ce qui les frappe le plus, dans ce panorama semblable à un kaléidoscope placé sous leurs yeux, et ce qui restera gravé dans leur mémoire, c'est le Clos de Vougeot qu'ils ont longtemps cherché du regard et qu'ils fixent dans leur souvenir.
Source : Gallica

Jean René Garraud Notice sur le clos de Vougeot (1888)

On accuse trop facilement les moines de paresse et d'indolence; on leur refuse, à tort, le droit bien légitime, d'avoir joui, peut-être avec excès, des gigantesques travaux qu'ils ont accomplis pendant les années qui se sont écoulées du sixième au quatorzième siècle. C'est une injustice.
L'exemple du Clos de Vougeot, que nous prenons entre mille,
contribuera, nous aimons à le croire, à dissiper cet injuste préjugé.
Source : Gallica

Jean René Garraud Notice sur le clos de Vougeot (1888)

Il est donc probable que rien d'important n'aura été changé aux bases de culture et de façons établies par les moines de Cîteaux, maîtres des maîtres en agriculture et en viticulture. Ce sont eux qui les premiers ont fait une dignité et un art de travail manuel de la terre. Leurs fermes furent des fermes-modèles, leurs granges, les
ganges-écoles de l'Europe, et quand il se mirent à la vigne, ce fut comme ils s'étaient mis aux champs, en savants, en amateurs, et en artistes.
Source : Gallica

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