Jean-Benoît-Désiré Cochet

Résumé

Jean-Benoît-Désiré Cochet Les anciens vignobles de la Normandie (1866)

Les premiers monuments écrits, qui traitent de notre pays, datent du moyen-âge. Eh bien! dès l'origine des temps historiques, nous voyons apparaître la vigne, enfonçant ses racines dans le sol gallo-romain ; et du plus loin que nous l'apercevons, elle couvre déjà de ses rameaux flexibles la cellule de nos solitaires, ou tapisse de ses branches souples la grotte de nos ermites. On peut l'appeler, à juste titre, la fille des saints, car les trois premiers vignerons connus dans nos contrées furent: saint Ansbert, de Rouen, saint Philbert, de Jumiéges, et saint Wandrille, de Fontenelle.
Source : Gallica

Jean-Benoît-Désiré Cochet Les anciens vignobles de la Normandie (1866)

Qu'il y ait eu autrefois des vignobles en Normandie , que cette province ait fourni à la consommation et au commerce des vins abondants; que ses côteaux, aujourd'hui ombragés de pommiers, aient été autrefois couverts de vignes, ce sont là des faits dont il n'est pas permis de douter.
Les preuves en sont innombrables, et tellement disséminées dans notre histoire, que l'on ne sait vraiment par où commencer. Ces preuves sont de toute nature : preuves écrites, preuves monumentales, preuves traditionnelles.
Source : Gallica

Jean-Benoît-Désiré Cochet Les anciens vignobles de la Normandie (1866)

Toutefois, le peuple explique à sa manière la disparition de la vigne en Normandie. Il faut lui laisser raconter son histoire. Le lecteur pourra choisir entre sa version et celle des savants.
Au xvie siècle, un fléau, véritable plaie d'Egypte, s'abattit sur les vignobles de la Normandie. D'innombrables volées de cladins, épaisses comme des nuées de sauterelles, venaient chaque année, vers l'automne, tomber à l'improviste sur les ceps chargés de raisins.
Source : Gallica

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