Résumé

Ubald Paquin Le massacre dans le temple

Mais, mon cher ami, tu ne crois donc pas que pour arriver à se maîtriser soi-même, à étouffer ce cri de la chair qui commande en nous, il ne faut pas un héroïsme presque surhumain ! L’héroïsme, le véritable et le plus grand, c’est d’accomplir quotidiennement et dans l’ombre, des besognes sans éclat. Ne crois-tu pas qu’il y a du courage et de l’héroïsme à renoncer aux joies terrestres, à l’amour, à la paternité, à la fortune... à se dévouer pour d’autres sans rien attendre en retour... Le besoin d’affection que tout homme porte en soi, nous l’éprouvons, nous aussi...
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Ubald Paquin Le massacre dans le temple

L’Amitié ! et un sourire de mépris passa sur ses lèvres.
Peut-il y avoir sur terre une amitié pure, désintéressée !
Un rien suffit à l’altérer ! Le choc des intérêts la brise ; le souffle de la passion la ternit.
Pourtant y avait-il deux êtres créés plus pour sympathiser ensemble. N’avaient-ils pas, Pierre Gervais et lui, les mêmes théories, les mêmes convictions, les mêmes principes.
Lâchement Gervais l’avait trompé, trahi...
Et l’Amitié, cette statue altière, tomba de son piédestal et s’effrita...
Mais d’autres idoles restaient debout : L’Amour paternel, la Gloire ! La Richesse.
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Ubald Paquin Le massacre dans le temple

Oui, Madeleine, je t’aime ! je t’aime avec d’autant plus de puissance qu’avant toi, jamais une femme n’a fait battre mon cœur ! Je t’aime avec toute la ferveur de celui qui aime pour la première fois... de celui qui a été sevré de tendresse et qui se rend compte...
Il n’eut pas le temps de finir sa tirade. Dans l’embrassure le la porte, une ombre se dressait.
Livide, se soutenant du coude au chambranle, Armand Dubord écoutait.
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