Résumé

C*** Revue des Deux Mondes

Peut-être l’Espagne avait-elle trouvé un de ces hommes : c’était M. Isturitz ; mais il est aujourd’hui en accusation devant les cortès, et c’est à peine si le ministère espagnol pourrait lui garantir une pleine sécurité dans sa patrie pour venir répondre à ses accusateurs. Peut-être, dans les profondeurs de l’avenir, quelque autre grandit ignoré, pour paraître à son heure ; mais jusqu’ici aucun ne se rencontre, même à l’horizon le plus lointain. Des médiocrités en tout genre se disputent un pouvoir sans force et des dignités sans honneur.
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C*** Revue des Deux Mondes

Depuis la révolution de la Granja. La révolution de la Granja, diversement jugée par des opinions contraires, n’a fait à l’Espagne ni le bien, ni le mal qu’elles en attendaient. En exprimant cette opinion sur un évènement déjà loin de nous, et dont les résultats n’ont répondu d’aucune manière aux prévisions, aux craintes et aux espérances des premiers jours, nous n’entendons assurément pas le justifier, car son plus grand tort à nos yeux, c’est de n’avoir eu ni motifs, ni conséquences directes que puisse avouer aucune opinion
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La majorité des cortès en a beaucoup moins adopté les hommes que la direction politique ; et toutes les fois qu’il s’est agi, soit à propos de finances, soit à l’occasion des malheurs de la guerre civile, de déclarer qu’on ne le trouvait ni assez prévoyant, ni assez habile, ni assez heureux, la majorité s’est affaiblie, et quelquefois même lui a fait défaut. Au moment où nous écrivons ces lignes, il y a crise. L’opposition des cortès et le parti modéré, dont l’existence ne se révèle plus que par une presse fort bien maniée, travaillent, de concert, au renversement du ministère Calatrava.
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