Auguste Bréal

Élements biographiques

Auguste Bréal,  Velazquez... (1919)

“ Il dit tout ce qu'il veut dire. Cette figure solide, où, sous l'arche osseuse des sourcils, les yeux sont à peine frottés de couleur, a toutes les qualités de la vie individuelle. Dans la même salle du musée, les admirables Portraits du Titien paraissent laborieux et pénibles si on les compare à ce chefd'œuvre, si discret dans sa grise harmonie.
Les Goya, sur le mur d'en face, semblent Pleins d'aspirations irréalisées, d'une sensualité fougueuse, inquiète et timide malgré sa feinte assurance. L'étonnante Marie
de Médicis de Rubens a l'air d'un tour de force de virtuose.
”
Source : Gallica

Auguste Bréal,  Velazquez... (1919)

“ Les villages aussi qu'on aperçoit, rares et pauvres, couleur de pierre, font corps avec l'étendue, où l'on ne remarque que les pierres avec leurs lumières claires, leurs ombres nettes. Le ciel limpide qui baigne tout apparaît dans les découpures, argente les blocs de granit et semble plonger jusqu'au fond des précipices tant l'ombre y est transparente. A mesure que l'on approche de Madrid l'impression de sauvage grandeur, de nudité, d'âpreté, de lumière et d'étendue augmente. ”
Source : Gallica

Auguste Bréal,  Velazquez... (1919)

“ L'atmosphère qui les baigne est différente de toutes celles que montrent ou que suppriment les maîtres italiens, flamands, français ou anglais. La lumière joue sur les êtres et sur les objets avec une délicatesse, une justesse, une sorte de calme lucide qui fait paraître la pénombre de Rembrandt théâtrale, l'éclat de Rubens brutal, l'or de Titien plein de convention, la grâce de Van Dyck molle et incertaine. ”
Source : Gallica

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