Maurice Maeterlinck,
Deux contes: Le massacre des Innocents…
“ Il marchait déjà dans les vastes ramures, lorsqu’il vit tout à coup, sur la lumière de la neige, la foule qui le regardait. Il fit signe de l’aider, en pleurant, et ils entrèrent dans le jardin. Alors le sacristain, le Nain-Roux, l’aubergiste du Lion-Bleu et celui du Soleil-d’Or, le curé avec une lanterne, et beaucoup d’autres paysans montèrent dans le noyer neigeux, au clair de lune, pour dépendre la morte, que les femmes du village reçurent dans leurs bras au pied de l’arbre, comme à la descente de croix de Notre-Seigneur Jésus-Christ. ”
