Ludovic Carrau, L’Origine des croyances relatives à la vie future
“ Dans la formation de la croyance à la survivance de l’âme, j’accorde toute l’importance, qu’on voudra aux phénomènes du sommeil, à l’horreur instinctive de la mort, en un mot à tout ce qui, dans notre nature, nous est commun avec la bête ; mais tout cela ne suffit pas. S’il n’eût porté en lui-même comme un pressentiment d’immortalité, l’homme aurait eu beau voir en songe l’image de son père ou du chef de sa tribu : en retrouvant le lendemain le cadavre immobile à la même place, il eût convaincu son rêve d’erreur et se fût résigné à penser que tout est bien fini avec le dernier soupir. ”
