Résumé

De Valmont Dissertation sur les maléfices et les sorciers… (1862)

Mais la Fille de Tourcoing m'embarrasse.
Une fille, dont le corps depuis neuf ans n'est qu'une minière inépuisable d'aiguilles ; une fille, qu'on déchire sans pitié à grands coups de scalpel pour tirer ces aiguilles, les montrer, les donner à qui en veut ; une fille dont les membres secs et retirés ne sont qu'un squelette couvert de peau, dont la peau elle-même, n'est qu'une vaste et hideuse cicatrice ; une fille cependant, qui vit, qui parle , qui chante , qui dans un état plus affreux que la mort conserve constamment un air riant, une gaieté douce et touchante
Source : Gallica

De Valmont Dissertation sur les maléfices et les sorciers… (1862)

LES MALÉFICES ET LES SORCIERS
Où l'on examine en particulier l'état de la Fille de Tourcoing.
MONSIEUR, L'opinion des Maléfices et des Sorciers est comme la maladie du genre humain.
Tout le monde en parle : le peuple croit tout, les esprits forts se moquent de tout, les Sçavans se partagent, moins sur leur existence que sur leur nature, et leurs
causes.
Source : Gallica

De Valmont Dissertation sur les maléfices et les sorciers… (1862)

On le charge sans pitié de toutes ses misères ; on en fait le plastron de ses plaintes amères et de ses invectives; on lui attribuë les merveilles, qu'on ne comprend pas ; tout ce qui arrive de fâcheux est un jeu de sa malice. Qu'on casse un verre au milieu de quatre bougies, ou qu'un serin chéri meure sur un tas de dragées ; qu'une jolie femme jouë de malheur avec des gens qui ne veulent pas perdre, ou qu'un orage imprévu dérange Ja frisure d'un petit maître : l'homme dit Jout haut, et la femme murmure tout bas, que le Diable s'en mêle.
Source : Gallica

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