Résumé

Une Conversation avec des Morvandiaux pendant la guerre de Prusse… (1873)

Au pied du clocher, non loin du moins, sont assises l'école et la mairie, que le clocher domine, comme pour annoncer que la religion s'élève au—dessus des intérêts temporels.
Chaque matin, chaque soir, les cloches sanctifiées de l'église ébranlent l'air et vont porter avec leurs tintements, dans les hameaux lointains, le nom et le souvenir de DIEU.
Quand le villageois revient des champs, quand ses yeux font la tournée de l'horizon, c'est toujours le clocher qu'il aperçoit.
Source : Gallica

Une Conversation avec des Morvandiaux pendant la guerre de Prusse… (1873)

Né presque toujours dans la crêche du peuple, nourri, élevé comme lui, avec lui, il connaît mieux que les grands du monde les besoins du peuple, ses intérêts, ses faiblesses, ses penchants, ses moeurs, ses préjugés, ses défauts, ses qualités, ses vices, ses vertus ; il sait mieux les remèdes qui lui conviennent, les paroles qu'il faut lui dire, les côtés sensibles par où il faut le prendre, les plaies de l'âme et du corps par où il faut le sonder.
On a vu des pauvres mourir de faim à la porte d'un riche, mais jamais à la porte d'un curé.
Source : Gallica

Une Conversation avec des Morvandiaux pendant la guerre de Prusse… (1873)

Je ne crois pas me tromper, voyez-vous, mes amis, en disant que le gouvernement moral des villages est quasi-concentré dans le Curé : le Maître d'école ne fait que de l'instruction ; le Maire et l'Adjoint sont d'ordinaire, et aujourd'hui plus que jamais, absorbés par leurs travaux champêtres, et ne rédigent que de loin en loin quelques actes civils et quelques actes administratifs; ils se confondent souvent sans distinction avec le reste des habitants. Le Curé seul est professeur de morale; il tient ses ouailles dans ses mains avec une sainte liberté
Source : Gallica

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