Eugénie Guinault, Le Numéro treize
“ Mon cœur était serré ; mais le funeste numéro treize, par l’influence du père Lascience, ne me paraissait plus si terrible et si menaçant. Souvent une bonne parole suffit pour ranimer le courage le plus ébranlé. Ma mère me voyant calme dominait son chagrin. Elle apporta sur la table une cruche de cidre et des verres que mon père emplit. — Allons, les amis, dit le parrain en élevant le sien, à la santé du conscrit ! Je vous parie qu’il nous reviendra plus savant que le maître d’école, plus faraud que monsieur le comte et plus avisé que Mathurine. ”
