Louis Huart

Louis Huart

Résumé

Portrait de Louis Huart Louis Huart Physiologie du garde national (1841)

Le grenadier connaît trop le respect qu'il doit à ses devoirs et à son bonnet d'ourson pour se faire jamais citer devant le conseil de discipline. Les jours de garde sont pour lui des jours de fête ; et il fait collection des ordres de service qui lui sont adressés par son sergent-major. — Inutile de dire qu'il ne monte jamais une faction, qu'il ne fait jamais une patrouille sans se mettre le sac sur le dos, et sans avoir passé l'inspection la plus rigoureuse de ses boutons de guêtre.
Source : Gallica

Portrait de Louis Huart Louis Huart Physiologie du garde national (1841)

Toutes les fois que vous rencontrez un coeur de tambour-major transpercé d'une flèche de Cupidon, vous pouvez être sûr que ce coeur
saigne à l'intention d'une femme dont le bonnet ou le chapeau arrive tout au plus à l'épigastre de notre bel homme; — mais cette beauté plus ou moins sensible n'est pas seulement nourrie des principes de la Vertu, et à voir son admirable embonpoint, on la regarde comme un prospectus vivant du Racahout des Arabes.
Source : Gallica

Portrait de Louis Huart Louis Huart Physiologie du garde national (1841)

Comme accessoire de cet uniforme martial, le rural affectionne les immenses cols de chemise qui guillotinent les oreilles, et les buffleteries d'une entière jauneur. Enfin le rural, tant pour remédier à la largeur de son schako que pour garantir sa nuque des coups de sabre, ou ce qui est plus dangereux pour lui des coups de soleil, ne manque jamais de ceindre sa tête du couvre-chef qui fut connu des anciens sous le nom de bonnet phrygien, mais qui est nommé par les modernes casque à mèche ou bonnet de coton.
Source : Gallica

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