Paul Monceaux

Résumé

Paul Monceaux Revue des Deux Mondes

Mais on entre volontiers dans une littérature comme dans un salon : tout en saluant les grands personnages, les classiques incontestés, on cherche de l’œil les gais compagnons : Apulée est du nombre.
Pourtant le joli roman des Métamorphoses n’est qu’un accident heureux dans la vie et dans l’œuvre d’Apulée. On aurait fort surpris ses contemporains et ses compatriotes en paraissant ne voir en lui qu’un joyeux conteur. Il a été, avant tout, le grand orateur, le savant encyclopédiste, le philosophe à la mode et l’idole de Carthage, la plus éclatante personnification de l’Afrique romaine.
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Et lentement, lentement, à travers la plaine, se déroule la longue procession de la déesse qui commande au destin. Apulée, comme le héros de son roman, va lui vouer un culte éternel.
Lucius comprend que son heure est venue. Il dévore une couronne de roses et recouvre la forme humaine. Aussitôt le grand-prêtre lui fait revêtir une robe de lin : « Que les impies voient, dit-il : qu’ils voient, et qu’ils reconnaissent leur erreur. »
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Toutes ces réformes tendaient à combattre l’action destructive de l’accent tonique, à régler la prononciation et l’orthographe, à soutenir les finales, les syllabes atones et les voyelles médianes, à fixer la quantité prosodique par le redoublement des lettres, par l’usage exclusif des mètres grecs. Pour exprimer une foule d’idées nouvelles et préciser le rapport logique des mots, on mit au pillage la grammaire des Hellènes et leur vocabulaire. On n’épargna rien pour élever le latin à la hauteur de ses destinées. On l’enrichit, on le polit, on l’affina.
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