Résumé

Marcel Guerrier Thèse française. Apulée et Tertullien… (1853)

Apulée a été quelques jours éloigné de son auditoire : le peuple de Carthage a été quelque temps privé de cette voix qu'il idolâtre. Le voilà enfin revenu : il est devant les illustres primats de l'Afrique, et la foule ne se presse pas moins nombreuse qu'à la dernière séance, où il a dit tant de belles choses. Il se croit obligé, et peut-être l'était-il en effet, de leur dire les motifs puissants d'une absence que leur flatteuse impatience a trouvée si longue. On dirait d'un acteur à qui le public ne peut pardonner une
agence qui le sèvre d'un plaisir devenu un besoin et un droit.
Source : Gallica

Marcel Guerrier Thèse française. Apulée et Tertullien… (1853)

Et quels ennemis plus implacables des Chrétiens que ceux dont on les accuse d'offenser la majesté !
Ils prient donc pour César, mais ils ne peuvent en faire un dieu. Prétendre qu'il est dieu, c'est insulter d'ailleurs à la conscience et au bon sens, c'est condamner le cri qui retentit derrière leur char de triomphe : regarde derrière toi et souviens-toi que tu es homme. Je consens à l'appeler Seigneur, si cela lui plaît, mais à la condition de ne pas attacher l'idée de dieu à ce nom. Je n'appartiens pas à l'empereur, je n'ai qu'un Seigneur, le Dieu du ciel, le maître et le Seigneur de César.
Source : Gallica

Marcel Guerrier Thèse française. Apulée et Tertullien… (1853)

Les Chrétiens sont des criminels de lèse-majesté, parce qu'ils ne sacrifient pas au génie de l'empereur, voilà le grand crime. Non , les Chrétiens ne sacrifient pas au génie de César, parce que tout sacrifice à ces dieux impuissants et sourds dont l'orateur vient de démontrer la fausseté, leur est interdit par leur religion et par leur raison : non, ils ne jurent pas par le génie de l'empereur, parce que l'empereur est un homme. Mais ils prient pour lui, ils prient les mains levées, non vers le Capitole, mais
vers le Ciel, parce qu'elles sont pures
Source : Gallica

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