Résumé

Ferdinand Colincamp Étude critique sur la méthode oratoire dans saint Augustin (1848)

Si l'éloquence n'est qu'une de nos facultés générales, dominant toutes les applications que nous en pouvons faire, si elle n'est autre chose que la raison se faisant entendre à l'homme, et mettant dans son plus beau jour les idées qu'elle veut exprimer, si elle n'est qu'un instinct heureux; l'art qui développe cet instinct, la méthode qui nous aide a réveiller les sympathies cachées, mais puissantes de l'âme avec le beau, le vrai et le juste, la rhétorique enfin, puisqu'il faut l'appeler par son nom, ne sera pas plus immorale que la faculté qu'elle veut développer et perfectionner.
Source : Gallica

Ferdinand Colincamp Étude critique sur la méthode oratoire dans saint Augustin (1848)

Tout cela, reconnaissons-le, c'est bien plus la rhétorique personnelle d'Augustin, sa méthode à lui, qu'une méthode à l'usage de tous les prédicateurs. Cette foi ardente, cette confiance pieuse, cette charité qui anime tout, il n'y a que le cœur des Augustin ou des Fénelon qui puisse y atteindre et y échauffer leur génie au profit des âmes. Chez eux, l'amour chrétien agrandit l'esprit; c'est lui aussi, selon saint Augustin, qui jette un voile sur les ennuis qui attendent l'homme obligé de se répéter sans cesse.
Source : Gallica

Ferdinand Colincamp Étude critique sur la méthode oratoire dans saint Augustin (1848)

Si le peuple sort de l'église assez maître de lui pour juger ainsi l'œuvre dont il a été l'auditeur, ou plutôt le spectateur, c'est que le sermonneur, comme dit dédaigneusement Labruyère, n'a pas rempli sa tâche. Il n'a pas suivi les conseils d'Augustin, ni les lois de cette rhétorique supérieure qui convient aussi bien aux Bossuet qu'aux Mirabeau. Les formes de l'éloquence sont différentes; mais, en définitive, agir sur le cœur et sur la volonté de l'homme est et sera toujours le but unique de l'orateur.
Source : Gallica

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