Léon Delaborde

Résumé

Léon Delaborde Revue des Deux Mondes

Il l’engagea de nouveau à chercher dans l’encre le reflet de ses yeux, à regarder bien attentivement et à l’avertir dès qu’il verrait paraître un soldat turc (cavas) balayant une place. L’enfant baissa la tête, les parfums pétillèrent au milieu des charbons, et le magicien, d’abord à voix basse, puis l’élevant davantage, prononça une kirielle de mots dont à peine quelques-uns arrivèrent distinctement à nos oreilles.
Le silence était profond ; l’enfant avait les yeux fixés sur sa main ; la fumée s’éleva en larges flocons répandant une odeur forte et aromatique
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Léon Delaborde Revue des Deux Mondes

Combien de gens se seraient affublés à moins d’un pédantisme intraitable ! — Achmed le sorcier n’est pas encore ici, me dit-il ; mais voici un hargilé, et nous allons boire le café en l’attendant. — Alors nous nous assîmes et nous passâmes en revue ses projets et les miens ; car c’est le propre de cette vie de voyage, si active qu’elle se consume en projets dans ses momens de repos.
Un homme, grand et beau, portant turban vert et benisch de même couleur, entra pendant ce temps ; c’était l’Algérien.
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Léon Delaborde Revue des Deux Mondes

Nous fîmes encore paraître plusieurs personnes, et chaque réponse, au milieu de son irrégularité, nous laissait toujours une profonde impression. Enfin le magicien nous avertit que l’enfant se fatiguait ; il lui releva la tête en lui appliquant ses pouces sur les yeux et prononçant des prières, puis il le laissa. L’enfant était comme ivre, ses yeux n’avaient point une direction fixe, son front était couvert de sueur, tout son être semblait violemment attaqué.
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