Résumé

Anonyme Al-Cheil et Esou-Li

Comment ! reprit Al-Cheil, ton père ose tenir
Un langage si faux ! Je dois en convenir,
Et j’en prends à témoin notre divin Prophète,
Que jamais je n’ai vu de femme plus parfaite !
Remettant son borghot, la maligne Ésou-Li
Quitta le pauvre Al-Cheil, le cœur d’amour rempli,
Et s’applaudissait bien du succès de sa ruse !
Hélas ! presque toujours l’homme ici bas s’abuse !
Et celui qui se croit difficile à tromper,
Aveuglé par l’amour est facile à duper.
Par tout ce qu’il venait et de voir et d’entendre,
Al-Cheil au Lesbékir à l’instant veut se rendre.
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Anonyme Al-Cheil et Esou-Li

Esou-Li chez Al-Cheil vint peu de temps après,
De sa nouvelle ruse apprenant le succès,
Lui donna cette fois le vrai nom de son père.
Enfin aux vœux d’AI-Cheil le sort devint prospère :
La charmante Esou-Li, dont il est possesseur,
Partage son amour et sa brûlante ardeur ;
Au comble de l’ivresse, il se croit pour la vie
L’amant toujours aimé d’une femme chérie.
En vain contre l’amour un mortel veut lutter :
C’est au puissant Allah prétendre résister !
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Anonyme Al-Cheil et Esou-Li

Son enseigne, à l’instant, se trouva remplacée.
Il fit peindre ces mots : L’homme se croit rusé ;
Mais, hélas ! bien souvent il est désabusé !
S’il a reçu d’Allah le courage et l’audace,
En finesse d’esprit la femme le surpasse.
Tous les amis d’Al-Cheil, surpris étrangement,
Tâchent de s’expliquer un si prompt changement.
Ils se disent entre eux : « A mettre une autre enseigne
» Il faut, n’en doutons pas, que l’amour le contraigne.
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