Jacques Suchet

Résumé

Jacques Suchet Le missionnaire en Algérie (1857)

Cependant le courageux sergent, n'écoutant que la voix de la pitié, n'hésita pas à parcourir, au péril de sa vie, plus d'un kilomètre à travers ces affreux précipices, et enfin il parvint auprès de la jeune victime qu'il avait résolu de sauver. En le voyant venir à elle, la malheureuse enfant oublie la frayeur que les soldats français inspiraient à tous les Arabes ; elle se jette aux pieds de son libérateur, en lui montrant de la main les deux cadavres, puisse relevant tout à coup elle se jette sur le corps de sa mère, qu'elle appelle et qu'elle embrasse avec une force convulsive...
Source : Gallica

Jacques Suchet Le missionnaire en Algérie (1857)

La pauvre enfant se mit à pleurer, et, se jetant aux genoux des bonnes religieuses, elle les suppliait de la garder, s'écriant qu'elle voulait rester Française, et ne pas redevenir Bédouine. Cependant, de son côté, le père insiste pour voir son enfant; alors on amène Constantine malgré ses cris et sa résistance... Mais à peine l'enfant a-t-elle vu ce Bédouin si redouté , qu'elle s'elance dans ses bras, fondant en larmes, et crie, en se retournant vers ses pieuses maîtresses : « Bédouine , Bédouine, je ne suis plus Française ! Voilà mon père, mon bon père ! » et elle le couvre de baisers.
Source : Gallica

Jacques Suchet Le missionnaire en Algérie (1857)

En quittant Bône, il y a trois jours, à onze heures du soir, j'ai été témoin du naufrage d'une petite embarcation qui suivait notre bâtiment à vapeur, le Styx; rien de plus déchirant, ce me semble, que le spectacle d'un naufrage au milieu de la nuit. Huit hommes, tous marins, du navire stationnaire l'Émulation, qui avait mouilié au fort Génois, à une lieue de Bône, étaient dans cette embarcation, et se rendaient à leur navire.
Source : Gallica

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