Résumé

E. C. Notice sur M. de Vidaud (1875)

Pendant longtemps, son hôtel d'Avignon fut employé à loger d'abord les Carmélites, puis l'archevêque d'Avignon, enfin les religieuses du Sacré-Cœur. Il ne s'était réservé qu'un réduit où il couchait sur un lit des plus simples et un cabinet où il ne faisait de feu que lorsqu'il devait recevoir une visite. Un jour, ayant eu à parler à la supérieure, il entra dans une salle et attendit qu'on l'eut avertie. Lorsque elle se présenta, il lui dit en l'abordant : « Madame, je n'aurais pas pris la liberté d'entrer ici, si l'on ne m'y avait engagé. »
Source : Gallica

E. C. Notice sur M. de Vidaud (1875)

Il ne négligeait en elles ni l'âme, ni le corps, et savait leur inspirer une douce piété. Un de ses amis étant venu le voir un jour le trouva seul à la maison avec elles : « J'ai envoyé tous les domestiques aux offices, lui ditil, il faut bien que quelqu'un garde les enfants. »
Lorsque ses filles eurent, l'aînée huit ans et la cadette six, il les confia aux sœurs du Sacré-Cœur à Grenoble. Il venait les voir fréquemment et, les jours de sortie, ne les perdait pas de vue ; il avait coutume de dire « qu'un rien peut porter atteinte à la candeur et à l'innocence d'un enfant. »
Source : Gallica

E. C. Notice sur M. de Vidaud (1875)

Un pauvre se présente à sa porte et lui dit qu'il n'a rien mangé depuis la veille : « Eh bien! mon ami, lui répond M. de Vidaud, vous allez dîner avec moi. » Le pauvre se met à sa table, mais il parait soucieux. M. de Vidaud s'en aperçoit et lui en demande la cause : « C'est, dit le pauvre, que ma femme est à la porte; je vais faire un bon dîner et elle n'aura rien. — Vous avez raison, reprend le saint homme, allez la chercher, il y aura bien place pour elle. » La femme entre et le ménage se met à table. Par un heureux hasard, M. de Vidaud avait ce jour-là de la volaille
Source : Gallica

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