Résumé

Théodore Boulangé Saint François de Sales et la Visitation… (1854)

Celles-ci s'affaiblissent tôt ou tard avec la chaleur du sang ; le froid égoïsme y pénètre peu à peu, comme le ver dans les racines de l'arbre; elles tombent avant d'être mûres et ne portent point de fruits.
Celui-là, au contraire, immortel comme son objet, s'accroît sans cesse en avançant, s'épure par la jouissance, et consume peu à peu tout ce qu'il y a de terrestre dans le cœur de l'homme.
Saint François de Sales en fut un exemple, et cette définition de l'amour
divin est prise de ses actions et de ses écrits.
Source : Gallica

Théodore Boulangé Saint François de Sales et la Visitation… (1854)

On pensera, peut-être, qu'une pieuse sympathie nous fait illusion; mais il nous semble, à nous, qu'il y a dans cette abnégation de tous les jours et de tous les instants, dans ce renoncement à soi-même, dans cette union continuelle à Dieu, une haute et sublime perfection. C'est ainsi que les filles de saint François de Sales parviennent à bâtir au Dieu vivant, dans l'endroit le plus secret de leur cœur, un temple mille fois plus riche et plus beau que celui de Salomon
Source : Gallica

Théodore Boulangé Saint François de Sales et la Visitation… (1854)

Hélas 1 c'est de vous aimer; l'Apôtre nous l'enseigne dans ces paroles que vous lui avez insinuées : Si je n'ai point la charité, je ne suis rien.
C'est cet amour qui fait vos élus ; c'est lui qui a fait saint François de Sales.
Ainsi s'expliquent en effet les larges aumônes que répandait l'évêque de Genève dans le sein des pauvres ; sa patience et sa douceur envers ceux mêmes qui refusaient ses bienfaits; son humilité et sa condescendance envers tous, envers les petits comme envers
les grands, envers les savants et les ignorants, envers l'âge le plus tendre comme envers la vieillesse.
Source : Gallica

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