Résumé

Henri Altmayer Derniers moments du R. P. Lataste… (1869)

La seule mais difficile vertu que Dieu exige des fondateurs qu'il daigne employer, c'est l'effacement complet d'eux-mêmes devant l'action merveilleuse qui les pousse. Le Père n'avait rien de grand que sa simplicité, sa foi constante en Dieu, sa paix sublime dans les épreuves et dans la mort. Il répétait à qui voulait l'entendre : «Béthanie est l'œuvre de Dieu; ellevivra avec ou sans moi, mais elle vivra.» Plus l'action de l'homme s'effaçait devant celle de Dieu, plus il était heureux. La mort même ne lui arracha ni regret, ni plainte, ni inquiétude.
Source : Gallica

Henri Altmayer Derniers moments du R. P. Lataste… (1869)

Le Père Lataste n'a jamais songé à fonder une œuvre humaine ; aucune vue personnelle ne l'a inspiré ; il a cru fermement être l'instrument de Dieu pour sauver les âmes les plus abandonnées ; et si Dieu a frappé, après deux ans de succès, l'humble fondateur, il nous semble évident qu'il voulait apprendre à tous que ce n'est pas l'homme qui a fondé Béthanie, mais Dieu seul, et qu'il est assez puissant pour continuer sans le Père ce qu'il avait daigné commencer avec lui
Source : Gallica

Henri Altmayer Derniers moments du R. P. Lataste… (1869)

La sainte mort du P. Lataste ne nous prouve pas seulement qu'il était un bon religieux, elle nous prouve encore et surtout que Dieu l'avait réellement appelé à être le fondateur de l'oeuvre de Béthanie, pour combler une lacune dans cette admirable chaîne qui enlace le monde dans la charité de Jésus-Christ, et dont chaque anneau console et guérit une douleur. Sans doute, les desseins de Dieu sont insondables, et il y aurait un téméraire orgueil à essayer de les scruter
Source : Gallica

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