Auguste Baron, Les derniers jours d'un soldat condamné à mort (1875)
“ Il pria longtemps, les yeux pieusement attachés sur le crucifix et la relique de la vraie croix qu'il tenait à la main. Mille fois il porta l'image de Jésus crucifié à ses lèvres, mille fois il la pressa sur son coeur; mais avec une expression d'amour si vive et si sincère qu'on ne saurait le croire sans en avoir été témoin... Nous le laissâmes ainsi longtemps à lui-même ou plutôt à Dieu. Ce que Dieu lui disait ou lui faisait sentir alors valait bien mieux que toutes nos paroles. Oh! comme on sent Dieu près de soi quand on se trouve ainsi sur le seuil de l'éternité!... ”
